Chapitre 1 — Le commerce au XVIIIe siècle
I. Un commerce maritime en plein essor
Définition Au XVIIIe siècle, le commerce maritime français connaît un essor considérable. Les grands ports atlantiques (Nantes, Bordeaux, La Rochelle, Le Havre) s'enrichissent grâce au commerce colonial : ils importent le sucre, le café, le tabac et l'indigo produits dans les colonies (notamment a Saint-Domingue, dans les Antilles), et exportent des produits manufactures français.
II. Compagnies de commerce et spéculation
Définition Pour financer le commerce lointain, l'État accorde des monopoles a de grandes compagnies, comme la Compagnie des Indes. En 1717, le financier ecossais John Law fonde la Compagnie d'Occident, qui fusionne en 1719 avec d'autres compagnies pour former la Compagnie perpetuelle des Indes. Son « système », fonde sur le papier-monnaie et la spéculation, s'effondre en 1720, provoquant une grave crise financière.
Portrait John Law (1671-1729), financier ecossais installe en France, devient contrôleur général des finances du royaume en 1720. Son projet ambitieux de développer le commerce colonial français grâce à une banque et a des actions se termine par un krach retentissant, mais illustre l'importance croissante du commerce colonial dans l'économie française du XVIIIe siècle.
Dates clés 1664 fondation de la Compagnie française des Indes orientales par Colbert ; 1717 fondation de la Compagnie d'Occident par John Law ; 1719 création de la Compagnie perpetuelle des Indes ; 1720 effondrement du « système de Law ».
| Produit | Origine | Usage en Europe |
|---|
| Sucre | Antilles (Saint-Domingue...) | Consommation, raffineries portuaires |
| Café | Antilles, océan Indien | Boisson très prisee dans les villes |
| Indigo | Antilles, Inde | Teinture pour les textiles |