Au programme de ce chapitre
- I. L'épreuve écrite et ses attentes
- II. Construire le plan
- III. Une introduction et un paragraphe rédigés
- Savoir-faire
- Exercices types corrigés
- Teste-toi — vrai ou faux ?
- Pièges fréquents et astuces
- À retenir
La définition à retenir
Un exemple corrigé
Introduction. La poésie du XIXe siècle a fait du paysage le miroir des états d'âme ; la poésie moderne a souvent renoncé à cette correspondance affichée pour laisser les objets parler seuls. Le court poème étudié, un quatrain d'alexandrins à rimes plates, appartient à cette seconde tradition : il décrit un couloir, une rue vide et un salon, sans jamais nommer un sentiment. On peut alors se demander comment ce texte parvient à faire naître l'abandon à partir d'éléments entièrement ordinaires. Nous verrons d'abord que le poème procède par une série de soustractions successives, puis que la place accordée au sujet parlant est constamment retardée et minimisée.
Première sous-partie (axe I, a). Le quatrain se construit d'abord sur le retrait de tout ce qui rend un lieu habitable. Le premier vers repose sur un verbe pronominal au passé composé, s'est éteinte, qui prive l'action de tout agent : la lampe n'est pas éteinte par quelqu'un, elle cesse d'elle-même, comme si le monde fonctionnait désormais sans intervention humaine. Le complément sans bruit, placé juste avant la césure, ajoute une seconde privation, sonore cette fois, et l'assonance en [i] entre bruit et nuit prolonge cette extinction dans la rime. Le vers 2 renverse ensuite un mouvement attendu : c'est le froid, et non la chaleur, qui monte, et la comparaison comme la nuit superpose le refroidissement, l'obscurcissement et l'écoulement du temps. En deux vers, le poème a donc retiré la lumière, le son et la chaleur, c'est-à-dire les trois conditions élémentaires d'un intérieur habité.
Les erreurs fréquentes à éviter
L'astuce du prof
Exercices corrigés
Cherche d'abord seul, puis ouvre la correction.
Exercice 1
Voir la correction
Exercice 2